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La restauration de la première version n’aurait pas été possible sans plusieurs éléments photochimiques conservés dans différentes archives : le négatif original incomplet (correspondant au montage de 1957), les sélections monochromatiques (se rapprochant du montage original), la copie d’exploitation complète au format Cinemascope de la Cinémathèque Royale de Belgique (en mauvais état, particulièrement fragile, avec des couleurs passées, mais avec tous les plans répertoriés) et une copie de travail conservée à la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg et enfin, d’autres boites contenant des sélections trichromes non montées ayant servi à réaliser les fondus et appartenant aux Films du Jeudi et aux Films de la Pléiade (voir le schéma ci-dessous, qui permet de comprendre le principe de tirage des éléments photochimiques).
Le négatif monté est composé des plans du négatif original et d'un internégatif de deuxième génération lui même composé des plans truqués, généralement pour les fondus enchaînés. Ces plans truqués sont tirés dans une truca à partir des sélections trichromes (l'interpositif couleur n'existait pas encore en 1955). Ce procédé dégrade légèrement la qualité de l'image. Pour la restauration de ces plans truqués, il était donc important d'utiliser les sélections non truquées de qualité supérieure. |
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